Mes séries coup de ❤︎ 2013

Vous n’alliez pas y échapper, voici le second article « découvertes coup de cœur 2013 » qui se porte cette fois-ci sur les séries ! Mettons les choses à plat tout de suite, 2013 n’aura pas été un grand cru télévisuel, il faut bien le dire. J’ai eu le malheur de tester plusieurs séries à la rentrée, et c’était pas beau à voir. Mais je ne suis pas là pour vous parler de mes flops mais bien des séries qui m’auront marqué cette année (ou plutôt l’année dernière – je suis vraiment UNE BANDE D’INCAPABLES quand il s’agit de tenir des délais moi).

Comme je viens de le dire, très peu de séries nouvelles séries m’ont séduites en 2013, donc pour rendre cet article un peu plus intéressant, j’ai décidé de distinguer les séries sorties en 2013 et des séries que j’ai pu découvrir en 2013 (…et dont le lancement est antérieure à 2013, vous suivez toujours… ?).

Les séries lancées, découvertes et appréciées en 2013

 

orphan black

Orphan Black

science-fictiondramathriller
Série canadienne créée par Graeme Manson et John Fawcett diffusée depuis le 30 mars 2013 avec Tatiana Maslany, 12 épisodes de 42 minutes diffusés. La saison 2 sera lancée à partir du 19 avril 2014.

Orphan Black est une série qui m’a été recommandée par ma petite sœur, et je ne regrette pas de m’être laissée convaincre puisque je serais probablement passée à côté sinon. Le synopsis n’est pas évident à expliquer, je vais donc vous faire un copier-coller sauvage de Wikipedia (bouuuuh !) :

« Sarah, une outsider orpheline éduquée dans la rue, revient à Toronto après avoir disparu pendant 10 mois. [Sur un quai de gare], elle est témoin du suicide d’une femme qui lui ressemble beaucoup, et décide de prendre son identité. Elle va alors se frotter à un univers mystérieux, et se rendre compte que les deux femmes sont toutes deux des clones, qu’il en existe d’autres, et qu’un assassin essaie de les tuer, une à une. »

La série aborde de nombreux thèmes et évidemment, beaucoup de problématiques liées à l’identité (à travers le clonage, l’usurpation d’identitée, l’identitée physique, etc.). Le format court de la série (12 épisodes de 42 minutes) a permis aux scénaristes de nous proposer des épisodes denses et rythmés, qui font avancer l’intrigue principale en nous donnant des réponses à chaque épisodes… tout en soulevant de nouvelles questions. Elle prend cependant le temps de s’attarder sur certains détails pour permettre au spectateur lambda de saisir les enjeux d’une intrigue qui, au départ, m’a semblé très opaque, très rapide (…mais c’est normal). Mais ce qui fait selon moi la force de cette série qui, selon moi, mériterait un budget supérieur pour pouvoir mieux développer certains aspects, est l’interprétation incroyable de Tatiana Maslany. Nominée à très juste titre aux derniers Golden Globes pour la Meilleure Performance dans une série télé dramatique, cette actrice n’endosse pas moins de 6 rôles dans la série. Sans vous en dévoiler trop, elle parvient à rendre chaque clone vraiment unique, avec sa propre diction, sa propre gestuelle, son propre état d’esprit… Jusqu’ici, ma seule référence d’actrice jouant plusieurs rôles dans une même série était Nina Dobrev (Elena/Katherine dans The Vampire Diaries) mais là on est à un niveau biiiiiieen supérieur.

Pour être tout à fait honnête, il m’a fallu 3-4 épisodes avant d’être totalement immergée dans l’univers de la série. Mais une fois dedans, on a plus envie d’en ressortir ! Je vous recommande donc Orphan Black pour la qualité d’interprétation des personnages, pour une intrigue qui avance vite et bien sans nous perdre et pour l’esthétique un peu British de la série (une série qui est sombre sans l’être vraiment) !

 

oistn

Orange is the New Black

comedy-dramacrime dramapersonnages féminins badass
Série américaine créée par Jenji Kohan et diffusée depuis le 11 juillet 2013, avec Taylor Shilling, 13 épisodes de 52 minutes diffusés. La saison 2 sera lancée en 2014.

Encore une série qui, a priori, n’avait rien pour me séduire. J’avais du mal à imaginer comment il était possible de faire une série basée sur le milieu carcéral sans devenir claustrophobe. J’ai finalement laissé mes préjugés après avoir constaté qu’elle était très souvent citée parmi les meilleures surprises télévisuelles de l’année. Bon, soit. Une copine l’avait regardé et m’assurait que ça valait le coup. Allez, j’essaie. Et ce que je découvre n’a rien à voir avec ce que j’avais imaginé.

Piper Chapman est une charmante blondinette qui se retrouve à devoir purger une peine de prison de 15 mois pour avoir été impliquée dans une affaire de trafic de drogues, dix ans auparavant, en transportant une valise d’argent sale, pour son amante d’alors. Une femme qui semble bien sous tout rapports, donc, qui a fait des études, qui est à la tête d’une petite start up de produits pour le bain, qui est fiancée à un homme qui l’aime et qui la soutient, et qui a fait une malheureuse erreur il y a 10 ans, pour laquelle elle envoyée en prison. C’est sur ce contraste que vont jouer les scénaristes dès le début : une jeune femme blanche et blonde qui va devoir s’intégrer tant bien que mal dans cet univers gris où les femmes se regroupent par ethnies (« les blacks, les blanches, les latinos, les asiats, les vieilles et les autres ») et où la pudeur n’a pas sa place. Piper va devenir simplement « Chapman » et se frotter à ses propres préjugés sur le milieu carcéral (car oui, elle a fait des recherches avant d’y rentrer pour purger sa peine, ce qui ne manque pas d’amuser ses colocataires d’infortune). Alors oui, la série décrit sans fard la violence, la corruption, les injustices, les relations lesbiennes, le harcèlement… mais ce n’est pas le propos principal d’Orange Is The New Black. C’est tout un « modèle » de société qu’on découvre, avec ses propres codes, ses propres acteurs… tout en proposant au spectateur des moments de liberté (littéralement) grâce à des flashbacks qui viennent ponctuer le séjour forcé des détenues en racontant l’histoire de chacune, l’événement qui les a fait arriver ici. On s’attache sans s’en rendre compte à ces délinquantes parfois vulgaires et agressives mais tellement uniques, et finalement les 52 minutes de l’épisode passent bien vite (véridique !).

Les séries découvertes en 2013… sur le tard.

teenwolf

Teen Wolf

Visionner la bande-annonce de la saison 1

Encore une série dont je dois la découverte à ma petite sœur. A la base, j’étais TOUT sauf emballée par Teen Wolf : le titre à lui seul suggérait déjà une série d’ados avec des beaux gosses, des filles bien sapées, un lycée, des loups-garous… ouais, non, j’avais déjà assez donné pendant mon adolescence avec Twilight et Vampire Diaries. Il était temps de grandir un peu. Heureusement que je ne m’écoute pas, finalement. Je ne vais pas vous mentir : la saison 1 est précisément aussi gnan-gnan que le présage le titre. Et je vous dis ça parce que cette série en vaut vraiment la peine : accrochez-vous durant cette première saison. Le garçon qui devient un loup-garou et qui tombe amoureux de la nouvelle, qui s’avère être (OH NON COMME C’EST TRAGIQUE ET INATTENDU) la fille d’un chasseur de loup-garous (!!!), le meilleur ami looser, la copine bitchy du capitaine de l’équipe de Lacrosse… c’est vu et revu et re-revu. La saison 2 monte d’un cran. Et la saison 3 marque vraiment un tournant, avec des intrigues plus sombres mais mieux maîtrisées, et surtout un agrandissement du cast (Isaaaaaaaac). La série y gagne en crédibilité et s’éloigne enfin des sentiers battus des séries d’ados, pour proposer des épisodes denses, rythmés… mais toujours aussi sexy, faut bien le dire (loups-garous = transformations = torses nus musculés, voilà voilà). La seconde partie de la saison 3 vient de reprendre pour mon plus grand plaisir, puisqu’elle a été annoncée comme étant particulièrement sombre, s’appuyant notamment sur les mythologies asiatiques (la première partie ayant plutôt été consacré aux mythes et légendes celtes). Si ça vous intéresse, jetez un coup d’œil à la bande annonce de cette saison 3B pour voir l’évolution impressionnante de la série (rassurez-vous, pas de spoilers, juste des visages qui ne vous serons pas familiers).

Ce que je dois aussi préciser, avec cette série, c’est qu’elle rassemble un fandom énorme et qui a beaucoup d’humour. Le public a priori visé par la série étant sensé être jeune, la série a une présence sur internet assez incroyable (notamment sur Tumblr, qui est quand même un peu l’antre des fans psychotiques). Et c’est toujours un plaisir, après chaque épisode, de voir les sets de gifs qui accompagnent des petites réflexions bien senties sur des passages de l’épisodes ou sur Stiles (le personnage au potentiel comique intersidéral). Allez, pour un aperçu, allez voir le tumblr de ma fanatique de sœur (you owe me sista) 😉

neighbors

The Neighbors (2012)

science-fictionsitcomcomedymetafictionsatire
Série télévisée américaine créée par Dan Fogelman et diffusée depuis le 26 septembre 2012. 1 saison de 22 épisodes de 20 minutes diffusée. La saison 2 est en cours de diffusion.

The Neighbors est un OVNI télévisuel… et c’est le cas de le dire (ok le jeu de mot était vraiment trop facile). Elle raconte l’histoire d’une famille américaine moyenne, déménageant dans une banlieue riche et sécurisée (les fameuses Gated Communities) du New Jersey, et découvrant que l’intégralité de leurs voisins sont en fait des extra-terrestres ayant pris une forme humaine afin de découvrir les us et coutumes des Terriens. Vous levez les sourcils ? Comme moi il y a quelques mois. Mais en matière de comédie TVesque, je suis assez téméraire et mes préférées sont des séries connues pour leur … « metahumour » comme The Office (US), Community, Parks & Recreation (que je vous recommande toutes, au passage). Je me suis donc lancée en me disant que, bon, 20 minutes/épisodes, ça ne m’engageait pas à grand-chose. Et il m’aura fallu un seul et unique épisode pour adorer. L’humour décalé ne plaira pas à tout le monde, mais ce qui m’a séduit dans cette série, c’est qu’elle savait se moquer d’elle-même. La structure des épisodes est parfois un peu redondante puisqu’à chaque fois, les Weavers (la famille « normale ») va avoir l’occasion d’enseigner quelque chose sur les habitudes des humains aux Bird-Joyner-Kersees (!), les extra-terrestres, tout en apprenant eux aussi quelque chose sur eux-même et leur permettant d’avoir à leur tour un regard critique sur leur société/leur famille/leurs habitudes/leurs valeurs, etc. C’est donc assez basique dans la forme, mais les personnages sont vraiment originaux. Mention spéciales à Larry Bird, le père extraterrestre, Debbie, la mère normale totalement dépassée (un p’tit côté Claire de Modern Family), Amber, l’adolescente humaine totalement cynique et sarcastique, et Dick Butkus, le petit dernier de la famille extraterrestre qui est a une « vieille âme ».

hartofdixie

Hart Of Dixie

medical drama (ou pas vraiment)comedy • romance
Série américaine créée par Leila Gerstein et diffusée depuis le 26 septembre 2011. 2 saisons de 24 épisodes chacune (42 minutes par épisode) déjà sorties. La saison 3 est actuellement en cours de diffusion.

Hart Of Dixie faisait partie des séries que j’avais hésité à démarrer lors de son lancement en 2011. Je me souviens m’être dit, en regardant les bandes-annonces, que cette série paraissait être dans la lignée des « chick shows » de la CW (dont Gossip Girl et 90210 sont les dignes représentantes) : assez creuses, sans consistance, avec probablement un tas d’histoires d’amour qui ne mènent à rien, etc. L’histoire était assez basique aussi : Zoe Hart, jeune diplômée en médecine, se voit refuser son internat en chirurgie dans un des plus prestigieux hôpital de New York car son responsable lui reproche de n’avoir aucun relationnel avec ses patients… et la pousse à faire un an de médecine générale hors de NYC. C’est à Bluebell, Alabama, que Zoe va devoir apprendre à être plus humaine et moins arrogante… ce qui ne semble pas être gagné.

C’est vers fin 2013, lors de la pause hivernale de mes séries, me trouvant bien démunie (on dirait presque une fable!), et intriguée par la fanatitude de ma copine Babou exprimée sur Twitter à propos de cette série, j’ai fini par la regarder. J’ai trouvé le pilot sympathique, sans plus, tout en persévérant. Il me fallu un ou deux épisodes supplémentaires pour tomber complètement amoureuse de Bluebell, la petite ville d’Alabama où se situe l’intrigue et qui, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, est bien le personnage principale de Hart Of Dixie. Cette série n’a pas la prétention d’être plus que ce qu’elle est : une série divertissante et à taille humaine. Pas de grandes tragédies, pas de loups-garous, d’enjeux politiques ou de police criminelle… Bluebell semble avoir été piégée dans une petite bulle d’insouciance, hors du temps, où la vie des habitants est rythmée par des parades et autres Fête des Fondateurs. Et c’est ça qui est terriblement raffraichissant. On est bien loin des séries « urbaines » tournées à New York, Chicago, Los Angeles… Alors oui, cela reste une série de fille pleine d’histoires à l’eau de rose comme je le présageais, mais encore une fois, la série ne prétend pas être autre chose. L’intrigue « la jeune New-Yorkaise arrogante débarque chez les ploucs de Bluebell » dure un temps et fini et c’est finalement la galerie des personnages (personnellement j’ai un gros faible pour Lemon, pourtant exécrable au début), et mon attachement à cette ville fictionnelle qui m’a donné envie de continuer à regarder, et sans regrets!

* * *

C’est tout pour mon petit panorama de mes favoris 2013!
Quelles sont les séries (de 2013 ou non) que vous avez découvert l’année dernière?Dites moi tout 😉
A très vite!
Léa

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6 comments

  1. J'adore Orphan Black , j'étais complètement accro avec les derniers épisodes ! Vivement la saison 2!
    Je suis aussi fan de Teen Wolf , cette série est meilleure de saison en saison .
    Je dois regarder "Orange is the new black" 🙂

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