Irish Diaries #1 • Phoenix Park, premiers pubs & Howth

Cher toi, comme je te l’expliquais dans mon précédent article, j’ai trouvé un stage à Dublin. Je couvais le projet de partir à l’étranger (pour un stage, du Woofing, ou simplement pour voyager sur une longue période) depuis un moment, et j’ai pu le concrétiser lorsque j’ai décidé de prendre une année de césure. J’ai trouvé ce stage avec l’aide d’un organisme, mais je garde ce sujet pour un autre article, promis. Tout ce que tu dois savoir pour l’instant, c’est que mon stage dans une agence d’architecture du centre-ville durera 3 mois, et que je vis dans une grande maison en colocation avec d’autres stagiaires ou étudiants en gap year.

J’ai décidé de démarrer une série d’article, mes Irish Diaries, pour d’abord garder une trace de tout ce que je vais découvrir, voir et expérimenter au cours de ces trois mois, garder une trace des adresses, des moments, des prénoms. Ensuite, parce que tu fais peut-être partie de mes copines ou de ma famille, et que tu as très envie de voir les photos associées à mes récits sur Facebook ou mes stories snapchat (tu m’y trouveras sous le pseudo patchulea, sans surprise). Ou peut-être que tu ne me connais pas, mais que l’idée de découvrir l’Irlande et Dublin t’intrigue. D’autres articles plus structurés et informatifs viendront compléter ce journal de bord, dans lesquels je rassemblerai proprement mes conseils, bonnes adresses et choses à voir/faire à Dublin ou en Irlande. En attendant, place au récit décousu et bien trop long, yay!

Arrivée à Dublin

jeudi 1er septembre

Après un vol rythmé par les blagues du commandant de bord et les covers de Céline Dion interprétées par un des stewards, j’atterris à l’aéroport de Dublin. Le gaélique sur les panneaux me fascine, ma valise n’a pas été perdue, le taxi qui m’est réservé a du retard, et finalement j’arrive dans ma nouvelle maison. La bâtisse, géorgienne, est située à la frontière du quartier de Portobello (oui, comme le champignon) (mais c’est pas trop adorable comme nom de quartier?) et du Grand Canal. Elle est lumineuse, avec de la moquette épaisse partout, ce qui, je dois bien l’admettre, participe à la rendre vraiment cosy et confortable (mais j’étais sceptique au début). Après un passage obligé à Tesco, une désillusion (pourtant anticipée) devant le choix de fromages, et des bonnes surprises du côté du prix des fruits et légumes, je fais la connaissance de mes colocataires. Je vais partager ma chambre pour 2 nuits avec Sophie, de Sheffield (UK), qui est malheureusement sur le départ, puisqu’elle vient d’achever son stage. Deux jours auront pourtant suffit à ce que je découvre son obsession pour les films de Bridget Jones (mes deux premières soirées en Irlande furent passées devant les deux films) et surtout, pour Harry Potter. J’ai fait le test, je suis une Pouffsouffle, si ça t’intéresse (ça l’intéressait) (elle m’a forcée à faire le test) (son accent anglais a toutefois rendu l’expérience agréable). Je fais également la connaissance de Nicky qui vient de Californie, Sarah d’Utah (de l’Utah?), Mackenzie d’Oregon (de l’Oregon?) et de Katelin d’Arkansas (bon je vais pas tous te les faire). Ces trois mois vont être sacrément américains ; toutes les heures passées devant des séries américaines vont enfin pouvoir être mises à profit. Enfin, Maria, qui vient du Danemark, est mon autre alliée européenne.

Brunch et Phoenix Park

vendredi 2 septembre

Je rencontre Jérémie, d’Ottawa (Canada), qui fait partie du même programme que moi, vis dans une autre maison et dois se rendre lui aussi à un rendez-vous avec Seana, de l’organisme en question, pour notre « orientation meeting ». Il parle Français, et ça fait du bien de s’exprimer sans (trop) réfléchir : je n’ai qu’une journée d’anglais derrière moi mais damn, qu’est-ce que ça fatigue. On fait la route ensemble à pieds (parce qu’à Dublin, tout se fait à pieds, je vais avoir l’occasion de t’en reparler). On se perd. Petit con de Google Maps. Nous avons 40 minutes de retard mais sommes accueilli avec un thé et des gâteaux, donc tout va bien. J’obtiens des infos pour activer ma carte SIM (et apprend avec une surprise non dissimulée qu’un abonnement avec internet illimité ne coûte que 20€/mois sans engagement), et reçois ma Leap Card pour les transports en commun (mais quelque chose me dit que je ne vais pas beaucoup l’utiliser).

The Fumbally

Premier brunch Dublinois, au Fumbally. Dans ce qui semble être un ancien entrepôt, ce café est un coup de coeur instantané (rien que ça), avec un côté hipster assumé, et surtout très accueillant. Les Fumbally Eggs y sont excellents, et l’avocado on toast a l’air lui aussi de valoir son prix (entre 6 et 8€) à en juger par l’assiette de mon voisin. L’ambiance est détendue et tous les âges sont représentés. Au mur, une citation :

“All sorrow are less with bread” — Don Quixote (Miguel de Cervantes)

“I beg to differ!” s’exclame Katelin, qui est intolérante au gluten (j’aime son humour). Autour de nos Latte et thés verts, on planifie la suite de la journée.

The Fumbally (photo : Conde Nast Traveler)
The Fumbally (photo : Conde Nast Traveler)
Phoenix Park

Les nuages se sont écartés, je découvre enfin les fameuses éclaircies dublinoises dont on m’a parlé : furtives mais glorieuses. On ne peut pas gâcher un soleil pareil, donc on décide de se rendre à Phoenix Park, à l’ouest de la ville. Après plusieurs kilomètres dans les pieds, je découvre donc l’un des plus grands parcs citadins d’Europe (le 2ème qu’il a dit Wikipedia). Aussi peu farouches que les mouettes de Brighton, les écureuils de Central Park ou les pigeons de Colmar (paie tes origines), on découvre les cerfs de Phoenix Park. Ils sont curieux et n’hésitent pas à venir te manger dans la main. Jackie (qui vient du New Jersey et que j’ai rencontré plus tôt) manque de faire une crise de panique (“if it’s bigger than me, it should just stay away from me”) mais s’en remet bien vite, tellement tout est beau, grand et vert (non ce n’est pas le moment de sortir ta blague sur les leprechauns). On se croirait en pleine campagne.



IMG_3309

Première soirée dublinoise

samedi 3 septembre

Première journée de pluie mortifère.

National Gallery Of Ireland

Après avoir trainé en pyjama toute la matinée, Sarah et moi sortons braver la pluie HORIZONTALE et rejoignons Jérémie et Jackie à la National Gallery of Ireland. Pas de chance, la majeure partie du monument en en restauration. L’architecture intérieure du bâtiment (ou du moins ce qui est accessible) me laisse une très bonne impression, et j’espère pouvoir y retourner bientôt pour découvrir les autres espaces d’exposition.

Après cette visite mi-figue mi-soumise (*et elle se croit drôle*), on poursuit notre journée vers Grafton Street, rue piétonne particulièrement animée, où je découvre les joies du service après vente irlandais lorsque je demande de l’aide pour activer ma carte SIM (et c’est même pas sarcastique!) Ensuite, direction Penney’s, au nord de la Liffey, pour trouver une veste de pluie. En traversant le fleuve, je découvre le fameux Ha’Penny Bridge, un pont dont la traversée coûtait à l’époque (laquelle? aucune idée) la modique somme d’un demi penny. Ca c’est du business plan.

(Pour briller en société, petite anecdote : « Primark », l’enseigne de vêtements, est irlandaise. Son premier magasin était à Dublin, mais a ouvert sous le nom de « Penney’s » (et il s’appelle toujours comme ça). Comme ce nom était déjà associé à une marque américaine, lorsque l’entreprise irlandaise a cherché à s’exporter à l’étranger, elle le fit sous le nom de Primark. Voilà, va briller maintenant mon petit.)

Whelan’s & Flannery’s

Vint alors le premier samedi soir Dublinois. Mes deux premières soirées ayant été passées devant Bridget Jones avec mes 6 colocs, j’avais hâte de découvrir ce que la ville avait à offrir en terme de bars et pubs, dont les réputations ne sont plus à faire. Après un pre-game qui permit à mes colocs nord-américains de découvrir les joies de boire une bière EN PLEINE RUE RENDEZ-VOUS COMPTE, nous nous sommes dirigé vers Whelan’s, un bar/salle de concert très animé. Arrivés après 22h30, nous n’avons pas eu l’occasion de profiter du groupe de la soirée, MAIS la musique qui passait après était néanmoins très cool. S’en suivit un passage obligatoire pour manger un morceau (NE JAMAIS BOIRE LE VENTRE VIDE LÉA APPRENDS MERDE) : mon Veg Kebab du McGuinness Traditional Take Away a placé la barre très haut en terme de drunk food pour les soirées à venir, laisse-moi te le dire. La soirée s’est ensuite poursuivie (et terminée) au Flannery’s, complètement bondé (il semblerait qu’un match de foot opposant Dublin à Boston ait fait augmenter la population locale de 50%). Danser et chanter Stronger de Britney Spears et Party in the USA de Miley Cyrus avec des Américaines, ça a vraiment une autre saveur que seule dans sa chambre en 6ème. Mais je te rassure, les autres morceaux de musique étaient de meilleur goût (ou en tout cas plus assumables).

IMG_3337

Daytrip à Howth

dimanche 4 septembre

A peine réveillée et l’odeur de Guinness encore dans les cheveux (miam), mes colocs me proposent une excursion à Howth (n’essaie pas de prononcer ce nom, tu vas taper à côté quoi qu’il arrive). Ce village de pêcheurs plutôt touristique (mais pas trop non plus) se situe à 30 minutes de train au nord de Dublin, et c’est le genre de bijou irlandais que tu vois dans les guides ou sur des cartes postales. Après un passage au marché de la ville (sucreries, bijoux, pains, produits frais et locaux, food trucks…), nous avons improvisé une rando sur les côtes pour voir « le » phare (lequel? encore une fois, j’ai pas pensé à poser plus de questions à ce moment-là). L’après-midi s’est terminé sur une ballade dans le port de la ville, bordé de restaurants de fruits de mer.







La météo ayant été de notre côté, je ne pouvais pas rêver mieux pour conclure mon weekend, avant de démarrer demain, lundi, mon stage.

Total kms parcourus à pieds en 3 jours et demi : environ 45.

A très vite!
Léa

Ca pourrait t'intéresser

5 comments

  1. Que c’est beau 😀 ce village de pêcheurs et ses cotes rocheuses ! C’est chouette de suivre en direct ton périple, ça donne envie de transplaner (comme dans Harry Potter) d’ailleurs je suis griffon d’or :p

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *