Irish Diaries #7 • The Docklands & Poolberg Lighthouse

J’y ai cru, que j’allais réussir à tenir le rythme de mes articles, vraiment. Et bam, voilà qu’on est le 13 janvier 2017 18 février 2017 23 mars 2017 (j’ai essayé j’te dis)… et que je vais te parler de ma petite ballade dominicale (*tousse* 25 KILOMÈTRES *tousse*) dans l’Ouest dublinois, en octobre dernier.

Après avoir passé un mois et demi à vivre avec mes colocs, à faire des excursions avec mes colocs, à passer presque chaque seconde de mes weekends avec mes colocs, j’avais décidé de m’offrir une journée d’expédition en solo (ma santé mentale était en jeu). Il faisait beau, la plupart de ma maison décuvait encore… ce dimanche matin, 16 octobre 2016, était le moment idéal pour aller découvrir l’ouest de la ville.

L’itinéraire improvisé

1 St Stephen’s Green
2 The Custom House
3 Mémorial de la Famine
4 Jeanie Johnston Ship
5 Samuel Beckett Bridge
6 Grand Canal Square + Bord Gáis Energy Theatre
7 Google European Headquarters
8 Paulie’s Pizza
9 Aviva Statium
10 Poolberg Generating Station
11 Poolberg Lighthouse

The Docklands

Le quartier des Docklands est le quartier des anciens docks dublinois, qui, à l’image de bien d’autres capitales européennes (je pense notamment à Amsterdam et Copenhague), concentre la majorité des projets de restructuration urbaine. C’est dans ce quartier que sortent de terre depuis quelques années des tours en verre, des immeubles de bureaux flambant neufs et, de manière générale, les plus beaux exemples d’architecture contemporaine que la capitale irlandaise a à offrir.

Mon itinéraire de la journée consistait donc à longer la Liffey vers l’ouest pour découvrir ce quartier qui sortait des itinéraires touristiques habituels, et probablement de pousser ma ballade jusqu’à la côte pour profiter de la vue sur la baie de Dublin.

Pour atteindre la Liffey, je traverse le parc de St Stephen’s Green. Dans le cadre de cet article on s’en fout, mais j’avais juste envie de te montrer un de mes endroits préférés de la ville, au début de l’automne (hein c’est mignon?) :

Passons au choses sérieuses : je longe la Liffey en parcourant le Custom House Quay pour aller vers l’ouest. Cet itinéraire me permet de passer à côté de la Custom House (l’un des plus beaux bâtiments néoclassique de la ville) puis de longer le mémorial de la Famine, situé sur le quai. A la mémoire de cet épisode tragique de l’histoire irlandaise (la Famine, de 1845-1852, a tout de même décimé un huitième de la population de l’île), l’oeuvre montre plusieurs sculptures en bronze de silhouettes squelettiques.

Custom House

Un peu plus loin, sur le même quai, je découvre avec surprise un navire planté là, entre la passerelle Sean O’Casey très sexy (#pontophilie) et le fameux pont de Samuel Beckett. Le contraste entre ce trois-mâts et ces deux merveilles d’ingénierie m’interpelle suffisamment pour que je sorte le petit guide de mon sac ; je suis en fait devant le Jeanie Johnston ship. L’embarcation, qui est en fait un petit musée, est une réplique d’un navire qui a permis à environ 2 millions d’Irlandais d’émigrer vers les Etats-Unis et le Canada pour fuir la Famine.

( Si toi aussi t’es en train de faire les comptes en te disant que dis donc, cette famine ça a été un sacré coup à la démographie de l’île, sache qu’entre les morts et les émigrations, la population irlandaise a diminuée d’un quart. Aujourd’hui, la population de l’Irlande est de 4,5 millions… pour environ 33 millions d’Américains se revendiquant de descendance irlandaise. Fin de moment « pour briller en société ».)

Après avoir traversé le Samuel Beckett Bridge (et toi, plutôt #TeamHarpe ou #TeamBaleine?), j’arrive enfin dans le quartier de bureaux aux façades-rideaux et autres bâtiments dernier cris. J’atteins le Grand Canal Square, une place dont de n’avais jamais entendu parlé auparavant, et qui pourtant me séduit instantanément : conçue en 2008 par l’agence Martha Schwartz Partners, elle accueille notamment le Bord Gáis Energy Theatre de l’architecte Daniel Libeskind (dans lequel j’aurais plus tard l’occasion d’aller voir la comédie musicale The Commitment) (comédie chouette, théâtre un peu moins) (sorry Danny).

Après avoir pris le soleil face aux Grand Canal Docks, je passe à côté des european headquarters de Google (ceux de Facebook ne sont pas bien loin) et me met en quête d’un endroit où manger. Mon choix fini par s’arrêter sur Paulie’s, un restaurant italien. C’est la première fois que je vais manger seule dans un restaurant, et ma pizza margherita est tellement délicieuse que j’en oublierais presque que je n’ai personne à qui faire la conversation (à part la serveuse, curieuse).

Prochaine étape : Dublin Bay. Je marche sans trop savoir où je vais (vers l’ouest, normalement), me disant que la mer finira bien par arrêter ma route à un moment donné. La silhouette du Aviva Stadium confirme que je ne suis pas (encore) perdue et que je suis bien en route vers le quartier d’Irishtown. En arrivant sur une minuscule plage, je me rends compte que je suis à quelques centaines de mettre de la Poolbeg Generating Station. Cette centrale thermique n’a pas grand-chose d’intéressant à part ces deux très hautes cheminées, incontournables de la skyline dublinoise, qui sont aussi les plus hautes d’Irlande. #TedMosbyFunFacts

Je me rappelle alors que mon guide mentionnait une ballade au phare de Poolberg, une sortie apparemment « 100% Dublinoise ». Sans réaliser que mes pauvres chaussures de ville avaient déjà avalé beaucoup de kilomètres, je me mets donc en tête d’atteindre ce phare, qui ne doit pas être si éloigné. J’y suis presque. Encore quoi, 30 minutes de marche? Il parait si proche! Allez, dans 10 minutes j’y suis. PUTAIN MAIS IL BOUGE CE PHARE OU BIEN? Continuez sans moi.

Ca valait le coup. Dommage que la batterie de mon appareil photo m’ait lâché avant que je l’atteigne, HAHA.

Il est l’heure du goûter, l’heure de rentrer au chaud. Je checke le chemin le plus court pour atteindre ma maison : 1h40 de marche, plus encore si je décide de faire un détour par le centre-ville pour prendre un bus. Ca m’apprendra à être spontanée.

Adresses à retenir :

Paulie’s Pizza, 58 Upper Grand Canal Stret – probablement la meilleure pizza que j’ai mangé à Dublin ; serveuses très sympathiques.

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3 comments

    1. Merci pour ta lecture et ton commentaire! Effectivement, je ne me suis pas vraiment rendue de la distance que j’avais parcouru… jusqu’à ce que je cherche à faire demi-tour. Mais le lieu est vraiment super agréable (venteux, mais agréable) ; si tu as l’occasion d’y retourner, fonce!

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